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Longines Master Chrono Monopusher, tout se commande à la couronne
L'essentiel
Longines a dévoilé le 25 août 2026 la Master Collection Chrono Monopusher, deux références qui partagent le même boîtier d'acier de 41 mm et le même calibre. Le chronographe se commande d'un seul bouton, logé dans la couronne de 3 heures : une pression lance l'aiguille des secondes, la deuxième l'arrête, la troisième la ramène à zéro. Son calibre L799.5, exclusif Longines, se remonte à la main et tient environ 68 heures. Le cadran associe un guillochage grain d'orge et une échelle pulsométrique graduée pour 30 pulsations, de 40 à 200. Deux exécutions se partagent la nouveauté : bleu givré sur alligator anthracite, ivoire sur alligator brun. Toutes deux rejoignent les Longines Master Collection homme.
Tout se commande à la couronne
La plupart des chronographes portent deux poussoirs de part et d'autre de la couronne : l'un part et s'arrête, l'autre remet à zéro. Ici, la couronne de 3 heures porte l'unique commande, un petit bouton coaxial posé à son sommet. Les flancs du boîtier restent lisses. La séquence, elle, devient linéaire : une pression, l'aiguille part ; une deuxième, elle se fige ; une troisième, tout repart à zéro. Le geste se simplifie autant que la mécanique se complique.
L'acier est poli sur toute la hauteur du boîtier, 41 mm de diamètre pour 12,60 mm d'épaisseur. La couronne est cannelée, ce qui sert sur une montre qu'on remonte chaque jour.

Un bouton unique, une habitude ancienne chez Longines
Le monopoussoir appartient à l'histoire de la maison. En 1878, Longines signe son premier chronographe de poche à un seul bouton, le calibre 20H, employé pour chronométrer les courses sur les hippodromes américains. En 1911, la manufacture de Saint-Imier livre ses premiers chronographes-bracelet connus, animés par un calibre de poche 19.73N. Deux ans plus tard arrive le 13.33Z, que Longines présente comme le premier calibre de chronographe conçu spécifiquement pour la montre-bracelet : 13 lignes, 29 mm, un seul poussoir.
Cette commande revient donc dans une collection née en 2005 et refondue en juin 2026, dont nous avions détaillé les quatre diamètres dans notre décryptage de la Master Collection 2026. La refonte portait sur les trois aiguilles automatiques ; la voici complétée par un chronographe, et par un remontage manuel.
Le calibre L799.5 et sa roue à colonnes
Le L799.5 est un calibre exclusif Longines à remontage manuel. Son balancier bat à 28 800 alternances par heure, soit 4 Hz, et la marque donne la réserve de marche pour environ 68 heures : remontée à fond le vendredi soir, la montre tourne encore le lundi matin. Le compte des rubis est gravé en toutes lettres sur le pont, vingt-trois, à côté du nom du calibre.
Sous le fond de saphir, la roue à colonnes bleuie distribue les ordres du chronographe : c'est elle qui traduit la pression du bouton en départ, en arrêt, en remise à zéro. Le pont porte des côtes de Genève et des vis bleuies, la platine un perlage, et l'inscription LONGINES L799.5 est laquée en bleu. Le fond gravé répète l'essentiel autour de la glace : THE LONGINES MASTER COLLECTION, ALL STAINLESS STEEL, 3 BAR (30 METER), SWISS MADE. Dans une collection entièrement mécanique, celle-ci se remonte à la main, comme nos autres montres à remontage manuel.

Ce que compte le pulsomètre
Une graduation cerne le cadran, de 40 à 200, et la légende GRADUÉ POUR 30 PULSATIONS court juste au-dessus d'elle. Le mode d'emploi tient en trois gestes : on déclenche le chronographe, on compte trente battements, on l'arrête. L'aiguille désigne alors le nombre de pulsations par minute. Cette échelle a d'abord servi aux médecins, qui lisaient ainsi un rythme sans avoir à le calculer.
Les compteurs suivent la même logique d'instrument. La petite seconde, à 9 heures, dit que la montre tourne. Le compteur de 3 heures totalise jusqu'à trente minutes. Tous deux sont creusés, et leur fond travaillé en cercles fins les détache du guillochage central. Cette trame de petits motifs allongés change de valeur selon l'angle de la lumière.

Bleu givré ou ivoire
Les deux références partagent le boîtier, le calibre, le guillochage grain d'orge et l'échelle pulsométrique. La différence se lit d'abord sur la couleur du cadran, sur la teinte des aiguilles et des chiffres appliqués, et sur le bracelet.
La Master Chrono Monopusher à cadran ivoire tire vers les tons chauds : Longines nomme ce cadran ivoire grain d'orge, les aiguilles sont roses, les chiffres appliqués suivent la même teinte or rose, et l'alligator brun brille. Côté froid, la version à cadran bleu givré pose des aiguilles rhodiées polies sur un bleu pâle et mat, puis se ferme sur un alligator anthracite mat. Le poids officiel les sépare d'un gramme, 93,0 g contre 94,0 g.
Le choix se joue sur ce que vous portez. L'ivoire et l'or rose s'accordent au brun, au beige, au costume clair. Le bleu givré va au gris et au bleu marine, et c'est celui des deux qui surprend le plus au poignet : un cadran d'instrument dans une couleur de montre habillée.

Au poignet
Le boîtier mesure 41 mm de diamètre, 12,60 mm d'épaisseur et 48,60 mm d'une corne à l'autre. L'entre-cornes tombe à 21 mm, une largeur moins répandue que le 20 ou le 22 mm. Le bracelet alligator se ferme par une boucle déployante à poussoirs : un poussoir latéral fait glisser le brin long de quelques millimètres, de quoi rattraper un poignet qui gonfle avec la chaleur sans ajouter de trou au cuir.
Le verre saphir est traité antireflet sur ses deux faces. Longines donne aussi la montre résistante au magnétisme. L'étanchéité, elle, est annoncée à 3 bar, soit 30 mètres : la pluie, les éclaboussures, le lavage des mains. Nous déconseillons la douche, le bain et la nage.

Vos questions sur la Master Chrono Monopusher
Comment fonctionne un chronographe monopoussoir ?
Un seul bouton commande les trois fonctions. La première pression lance l'aiguille des secondes du chronographe, la deuxième l'arrête, la troisième la ramène à zéro. Sur cette Master Collection, le bouton est intégré à la couronne de 3 heures, ce qui laisse les flancs du boîtier entièrement lisses.
Comment lit-on une échelle pulsométrique ?
On déclenche le chronographe, on compte trente battements, on l'arrête. L'aiguille indique alors le nombre de pulsations par minute sur la graduation qui va de 40 à 200, sous la légende GRADUÉ POUR 30 PULSATIONS. L'échelle affiche une fréquence ; elle ne remplace aucun instrument médical.
Faut-il la remonter tous les jours ?
Le calibre L799.5 se remonte à la main et Longines annonce environ 68 heures de réserve de marche. Un tour de couronne chaque matin suffit ; remontée à fond le vendredi soir, elle tourne encore le lundi matin.
Peut-on la porter sous la pluie ?
Sans crainte : l'étanchéité de 3 bar, soit 30 mètres, couvre la pluie, les éclaboussures et le lavage des mains. Nous déconseillons en revanche la douche, le bain et la nage.
Quelle différence entre les deux références ?
Le cadran, la teinte des aiguilles et des chiffres, le bracelet. La L2.960.4.93.2 associe un cadran bleu givré grain d'orge, des aiguilles rhodiées polies et un alligator anthracite ; la L2.960.4.78.2 un cadran ivoire grain d'orge, des aiguilles roses et un alligator brun. Boîtier, calibre et échelle pulsométrique sont identiques.
Quelle largeur de bracelet monter dessus ?
L'entre-cornes mesure 21 mm. C'est une largeur moins répandue que le 20 ou le 22 mm, à garder en tête pour un changement de bracelet.
Notre avis
Nous aimons cette Master Collection pour ce qu'elle demande. Un tour de couronne chaque matin, une échelle qu'il faut savoir lire : la montre ne fait rien toute seule, et c'est bien le plaisir qu'on vient chercher dans un chronographe à remontage manuel. Le boîtier de 41 mm reste habillé, le cuir et les 3 bar la destinent au bureau et au costume plutôt qu'au week-end au bord de l'eau.
Notre préférence va au bleu givré, pour le contraste entre sa couleur froide et sa graduation d'instrument ; l'ivoire se porte plus facilement au quotidien. Nous sommes revendeur officiel Longines : les deux références rejoignent notre sélection de montres chronographe.
