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Quatre nominées du GPHG 2026 à notre catalogue
Quatre-vingt-quatre pièces concourent au Grand Prix d'Horlogerie de Genève cette année. Quatre d'entre elles sont à notre catalogue, et les deux catégories qui les accueillent se définissent par un chiffre à ne pas dépasser.
L'essentiel
Le Grand Prix d'Horlogerie de Genève a publié la liste de ses nominées 2026 : quatre-vingt-quatre pièces, six par catégorie, sur quatorze catégories, dont une réservée aux horloges mécaniques. Quatre sont des montres que nous distribuons. La Frédérique Constant Classic Worldtimer Manufacture concourt dans la catégorie « Petite Aiguille ». La Frédérique Constant Classics Moneta Handwinding, la Seiko King Seiko VANAC et la Beaubleu La Pièce n°2 concourent dans la catégorie Challenge. Ces deux catégories sont définies par une fourchette de prix public, quand les douze autres le sont par un contenu technique ou un métier. Les lauréats seront annoncés le samedi 7 novembre 2026, lors de la 26e cérémonie du concours.

Ce que « nominée » veut dire au GPHG
Le concours est ouvert à toutes les marques, quelle que soit leur nationalité. Chacune inscrit elle-même ses pièces, six au maximum, et choisit la catégorie dans laquelle elle les engage ; le commissaire du concours vérifie ensuite la conformité de cet engagement au règlement. Seules les montres commercialisées après mai 2025, et au plus tard fin octobre 2026, sont éligibles.
L'Académie du GPHG vote une première fois. Il en sort six nominées par catégorie, soit quatre-vingt-quatre pièces. Un jury de vingt-quatre membres se réunit ensuite à Genève, à huis clos et en présence de deux notaires, pour examiner physiquement chacune d'elles avant de voter. Toute l'Académie vote elle aussi, à ce second tour, et la moyenne de ses notes compte pour un tiers du résultat final. Une nomination marque donc le passage du premier tour ; le reste se décide en novembre.
La catégorie Challenge réunit les montres dont le prix public est inférieur ou égal à 4 500 francs suisses ; la catégorie « Petite Aiguille » couvre la tranche comprise entre 4 500 et 10 000 francs. Aucune des douze autres ne parle de prix. L'une d'elles est réservée aux horloges mécaniques, ce qui explique que les quatre-vingt-quatre nominées ne soient pas toutes des montres. Ces deux-là posent un plafond et laissent les ateliers se débrouiller avec. Où met-on l'effort quand on ne peut pas mettre le prix ? Nos quatre nominées répondent chacune autrement.
Quatre façons de tenir sous un plafond
Frédérique Constant Classic Worldtimer Manufacture
La Classic Worldtimer existe depuis 2012. Sa version 2026 change de moteur pour le calibre FC-719, trente-cinquième mouvement développé en interne par Frédérique Constant depuis sa fondation en 1988. Sa réserve de marche passe de 38 à 72 heures, obtenue par un ressort de barillet plus long et une composition d'alliage revue, sans toucher à la fréquence de 4 Hz (28 800 alternances par heure). Le boîtier a perdu 2 mm de diamètre au passage : il tient en 40 mm pour 12,53 mm d'épaisseur.
La complication tient en vingt-quatre composants. Elle affiche simultanément l'heure des vingt-quatre fuseaux de référence, un disque bicolore séparant d'un coup d'œil les zones de jour des zones de nuit. Tout le réglage passe par la couronne, seule, à 3 heures : plus de correcteur, donc plus de ces petits poussoirs encastrés qui réclament un stylet qu'on n'a jamais sur soi en voyage, et aucune ouverture supplémentaire percée dans la carrure. Frédérique Constant y voit d'abord un gain de simplicité. Le boîtier est annoncé étanche à 5 bar. La nouvelle version supprime aussi la date, ce qui dégage la lecture des heures et du disque des villes. Les continents gris se posent sur un bleu dégradé ; tout autour, l'anneau crème des villes, Genève en rouge.
À voir : la Classic Worldtimer Manufacture à bracelet cuir bleu, celle que Frédérique Constant a engagée au concours. La collection compte aussi une référence à cadran bleu marine sur bracelet acier à cinq maillons.

Seiko King Seiko VANAC
Couleurs franches, dessin à facettes, un tempérament qui tranchait avec le reste de la production : la série VANAC est née en 1972. Sa réinterprétation 2026 passe au titane, boîtier et bracelet. À volume égal, ce métal pèse un peu plus de la moitié de l'acier, et il résiste à la corrosion comme à la transpiration. Sa teinte grise, un peu texturée, sert le jeu de surfaces alternées que réclame ce dessin. Le boîtier se passe de lunette, le bracelet est intégré : 41 mm de diamètre, 14,3 mm d'épaisseur, 10 bar d'étanchéité.
Le calibre 8L45, automatique, tient 72 heures de réserve et bat à 28 800 alternances par heure. Le cadran l'annonce en toutes lettres sous le nom de la collection : automatic 3 days. Sa finition soleillée violette est traversée de lignes horizontales et d'un motif rayonnant. Seiko dit y avoir cherché les autoroutes urbaines de Tokyo vues depuis le poste de conduite, et la teinte du ciel au moment où la ville émerge dans la lumière du matin. Le violet ne tient pas en place : il change avec l'angle, retenu par des stries qui filent vers le bord. Un guichet de date occupe la position 3 heures.
C'est la version à cadran violet qui concourt : la King Seiko VANAC HKF001J1 en titane. Les autres teintes se trouvent dans notre rayon King Seiko.
Frédérique Constant Classics Moneta Handwinding
La Moneta doit son nom à un détail du cadran. Le rehaut intérieur, cet anneau incliné qui court entre le verre et le cadran, est cannelé comme la tranche d'une pièce de monnaie : serré, régulier, visible dès qu'on penche le poignet. Frédérique Constant présente la version 2026 comme la première de la collection à recevoir un mouvement mécanique, un calibre à remontage manuel produit par La Joux-Perret à La Chaux-de-Fonds et personnalisé pour la marque. Réserve de 63 heures, 28 800 alternances par heure.
Le fond saphir découvre les ponts décorés Côtes de Genève, qu'aucune masse oscillante ne vient masquer. Le boîtier reste mince : 10,13 mm pour 38,5 mm de diamètre. Le cadran est un dégradé saumon fumé qui s'assombrit vers le bord, ce qui fait ressortir les index appliqués et polis miroir. Deux aiguilles dauphine au centre, une petite seconde à 6 heures, pas de date, un bracelet alligator noir à petites écailles. Série limitée à 999 exemplaires.
Elle est arrivée à notre catalogue : la Classics Moneta Handwinding, cadran saumon et bracelet alligator noir. Le reste de la collection se parcourt dans notre sélection Frédérique Constant, et les mouvements maison dans le rayon Manufacture.

Beaubleu La Pièce n°2
Le cadran de cette montre est gravé et frappé directement dans un seul bloc de métal. Beaubleu et la Monnaie de Paris l'ont mis au point ensemble, selon la technique de frappe des pièces de monnaie : les éléments qu'on rapporte habituellement l'un après l'autre, index, reliefs, plages de texture, sortent ici de la masse. Beaubleu y voit une première dans l'horlogerie. Les finitions se lisent à la lumière, poli miroir, satiné, poudré, irisé selon les zones.
Le boîtier fait 39 mm pour 10,2 mm d'épaisseur, en acier, surfaces polies et brossées en alternance, étanche à 5 bar. La couronne est dissimulée à 3 heures pour préserver la symétrie du dessin. Le mouvement est automatique, 46 heures de réserve, 28 800 alternances par heure. Au-dessus du cadran, la trotteuse circulaire flotte sans point d'attache visible : les aiguilles rondes sont devenues la marque de fabrique de la maison parisienne. Chaque teinte de la n°2 est limitée à 888 exemplaires, numérotés au dos du boîtier.
La version engagée au concours est La Pièce n°2 Argent sur bracelet acier ; nous présentons les deux autres teintes sur notre page de la collection La Pièce.

Ce que ce choix change au poignet
Quand le prix est borné, l'effort passe ailleurs, et ça se sent à l'usage. Les deux montres à 72 heures de réserve, la Classic Worldtimer et la King Seiko VANAC, se posent le vendredi soir et repartent le lundi matin sans être remises à l'heure. La Moneta Handwinding en annonce 63, de quoi couvrir le week-end aussi. Elle se remonte à la main, chaque matin ou presque, et c'est ce qu'on vient y chercher. La Pièce n°2 annonce 46 heures, l'ordre de grandeur d'une automatique portée tous les jours.
Le titane de la King Seiko VANAC allège un boîtier de 41 mm et un bracelet intégré, deux postes où l'acier se fait sentir en fin de journée. À l'inverse, les 38,5 mm de la Moneta et ses 10,13 mm d'épaisseur passent sous une manche de chemise sans qu'on ait à y penser.
La Classic Worldtimer met vingt-quatre fuseaux sous une couronne unique : aucun outil, rien à ouvrir dans la carrure, ce qui compte quand on règle une montre dans un aéroport. La Pièce n°2 prend le parti inverse et dissimule la sienne, au bénéfice de la symétrie du cadran. Chacun de ces choix dit à qui la montre s'adresse, et l'écart entre eux nous apprend plus qu'un classement.
Le pari de La Pièce n°2
Des quatre, c'est celle dont le pari nous semble le plus inattendu. Les trois autres cherchent leur marge de progrès à l'intérieur de l'horlogerie : un barillet redessiné, un alliage de boîtier, un calibre à remontage manuel. Beaubleu est allée chercher la sienne à la Monnaie de Paris, sous la presse qui frappe les monnaies.
Le résultat se juge de près, à la lumière rasante : des index qui sortent du métal au lieu d'y être posés, des textures qui se répondent, un relief continu. La catégorie Challenge est faite pour ce genre de proposition, puisqu'une fois le prix borné, il reste à chaque marque à montrer ce qu'elle sait faire. Le jury manipulera la pièce à Genève avant de voter. C'est devant ce cadran que la question se posera.
Vos questions
Qu'est-ce que le Grand Prix d'Horlogerie de Genève ?
Le Grand Prix d'Horlogerie de Genève est un concours horloger annuel, organisé par la fondation du même nom. Ouvert à toutes les marques quelle que soit leur nationalité, il récompense des pièces commercialisées entre mai 2025 et fin octobre 2026 pour l'édition en cours, au terme de deux tours de vote.
Que signifie « montre nominée » au GPHG ?
La nomination désigne les six pièces retenues par l'Académie du concours dans chacune des quatorze catégories, soit quatre-vingt-quatre au total, dont soixante-dix-huit montres-bracelets et six horloges mécaniques. Toutes passent ensuite devant un jury de vingt-quatre membres, puis par les expositions du concours.
Quelle différence entre les catégories Challenge et « Petite Aiguille » ?
Les deux se définissent par le prix public de la montre : la catégorie Challenge réunit les montres dont le prix est inférieur ou égal à 4 500 francs suisses, et la catégorie « Petite Aiguille » celles dont le prix se situe entre 4 500 et 10 000 francs suisses.
Quand les lauréats du GPHG 2026 sont-ils annoncés ?
Le palmarès de l'édition 2026 sera dévoilé le samedi 7 novembre 2026, lors de la vingt-sixième cérémonie de remise des prix du concours.
Comment le jury évalue-t-il les montres nominées ?
Les vingt-quatre membres du jury se réunissent à Genève à huis clos, quelques jours avant la cérémonie et en présence de deux notaires, pour examiner physiquement chacune des quatre-vingt-quatre pièces nominées avant de voter à bulletin secret.
Notre avis
Nous retenons de cette liste une chose précise, et le pronostic nous intéresse peu : deux catégories de ce concours sont réservées à des montres que l'on peut réellement acheter. Sur les douze pièces nominées dans ces deux catégories, nous en distribuons quatre. Nous sommes revendeur officiel Frédérique Constant, Seiko et Beaubleu.
Une réserve, pour être francs : une nomination reste un jugement partiel, et les quatre-vingts autres pièces retenues cette année comptent des propositions autrement plus ambitieuses sur le plan mécanique. Le mérite de ces quatre-là est ailleurs : elles se lisent d'un coup d'œil et se portent tous les jours. Le 7 novembre, un jury de vingt-quatre personnes aura manipulé chacune d'elles avant de voter. D'ici là, il reste ce que l'on peut faire : les regarder de près.