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Seiko Prospex King Turtle PADI, la plongeuse Save the Ocean
À dix mètres sous la surface, l'eau a déjà mangé le rouge. Reste le bleu, celui que Seiko a couché sur le cadran de cette King Turtle PADI, strié comme une houle.
L'essentiel
La Seiko Prospex King Turtle PADI (référence HBB002K1) est une plongeuse automatique produite en série limitée à 8 000 exemplaires numérotés, qui célèbre les soixante ans de PADI. Son boîtier coussin en acier de 45 mm, étanche à 200 mètres, associe un verre saphir antireflet, une lunette tournante unidirectionnelle en céramique bleue et une loupe cyclope sur le jour et la date. Elle est animée par le calibre Seiko 4R36 à remontage automatique (jour et date, 41 heures de réserve de marche) et se livre avec deux bracelets, un acier et un silicone noir aux couleurs PADI, tous deux à boucle déployante et extension de plongée. La montre prolonge dix ans de collaboration entre Seiko et PADI, au profit de la fondation PADI AWARE et de ses opérations de nettoyage des océans.

Le logo PADI sur le cadran, et ce qu'il engage
Le logo PADI imprimé sur le cadran raconte une histoire en trois temps. Seiko et PADI collaborent depuis 2016, et cette King Turtle célèbre en 2026 les soixante ans de l'organisation, fondée en 1966 ; entre les deux, en 2021, Seiko a noué un partenariat de mécénat avec la fondation PADI AWARE. PADI, la Professional Association of Diving Instructors, est la plus grande organisation de formation à la plongée au monde : plus de 30 millions de certifications délivrées en soixante ans, un réseau de plusieurs milliers de centres. C'est sous son égide qu'une grande partie des plongeurs apprend à descendre en sécurité. À travers sa collection Prospex Save the Ocean, Seiko reverse une part de ses bénéfices à la fondation PADI AWARE, qui finance le programme « Dive Against Debris ». Des dizaines de milliers de plongeurs y recensent et retirent les déchets au fond de l'eau, et alimentent la base de données la plus complète sur les débris sous-marins. Pour qui plonge, le lien est direct : l'édition limitée à 8 000 exemplaires rattache la montre au poignet à la communauté qui nettoie les sites mêmes où elle descend.
La Turtle, de 1965 à la version King
Pour situer cette montre, un détour par sa lignée. Seiko lance en 1965 la première montre de plongée japonaise, puis accumule cinq décennies de plongeuses aujourd'hui réunies sous la collection Prospex. Le boîtier coussin de la Turtle, arrondi comme une carapace, vient des modèles des années 1970 ; les collectionneurs lui ont donné ce surnom de tortue, et il est resté. La version King reprend cette silhouette et la modernise sur trois points : un verre saphir à la place du Hardlex, une lunette en céramique à la place de l'aluminium, et une loupe cyclope qui grossit le guichet jour-date. Même esprit de plongeuse robuste, des matériaux qui vieillissent mieux et une date plus lisible.
Sous le saphir, le calibre 4R36
La King Turtle est animée par le calibre Seiko 4R36, un mouvement automatique. Aucune pile : une masse oscillante remonte le ressort au gré des mouvements du poignet, et la montre s'entretient tant qu'on la porte. Posée, elle tient environ 41 heures avant de s'arrêter. La conséquence est concrète pour une plongeuse : rien à remplacer, donc aucune raison d'ouvrir le boîtier et de rompre l'étanchéité que le fond vissé protège. En contrepartie, une automatique laissée au repos s'immobilise ; oubliée un week-end entier, elle réclamera une remise à l'heure au retour. Le 4R36 bat à 21 600 alternances par heure, tourne sur 24 rubis (des paliers en pierre dure posés aux points de frottement, qui limitent l'usure) et affiche le jour en plus de la date. Sa précision annoncée, +45/-35 secondes par jour, le situe parmi les mouvements de plongée endurants : Seiko vise ici la fiabilité de tous les jours, pas la seconde d'un chronomètre certifié.
Lunette céramique, verre saphir, fond vissé
Trois pièces font de cette King Turtle une vraie plongeuse. La lunette tournante, d'abord. On aligne son repère sur l'aiguille des minutes en s'immergeant, et la graduation donne d'un coup d'œil le temps passé sous l'eau. Elle ne tourne que dans un sens, l'anti-horaire : heurtée par accident contre une paroi ou une coque, elle ne peut que raccourcir le temps affiché, jamais l'allonger. En cas de choc, la montre se trompe donc toujours du bon côté, celui qui fait remonter plus tôt. Sa céramique bleue ne se raye pas comme un insert laqué et ne ternit pas au sel ni au soleil. Le verre saphir qui ferme le cadran joue le même registre : c'est le matériau le plus dur après le diamant, il encaisse les rayures d'un instrument de sport, et son traitement antireflet garde le cadran lisible face au soleil comme sous un projecteur. Le fond, enfin, est vissé : il comprime le joint contre le boîtier et tient l'eau dehors jusqu'à 200 mètres, soit 20 bar.
Ces 200 mètres ne décrivent pas une profondeur à atteindre. La plongée loisir se pratique bien plus haut, autour de quelques dizaines de mètres ; le chiffre est une marge. Elle absorbe ce qui use réellement une étanchéité : le choc d'un saut à l'eau, les variations de pression, le vieillissement des joints entre deux révisions. Pour qui ne met jamais la tête sous l'eau, cette réserve restera lettre morte, et la montre sera surdimensionnée pour ce poignet. Pour le plongeur, c'est elle qui fait passer un boîtier d'« étanche » à « instrument de confiance ».

Cadran bleu et Lumibrite
Le cadran joue l'eau : un bleu profond, un motif de vagues qui accroche la lumière selon l'angle, et des accents rouges PADI hérités du logo des soixante ans de l'organisation. Sous quelques mètres, justement, la lumière chute et les couleurs s'éteignent. C'est là que les index et les aiguilles traités au Lumibrite prennent leur sens : cette luminescence Seiko emmagasine la lumière du jour, puis la rend dans la pénombre, assez pour lire l'heure et le temps de plongée sans lampe. Le Lumibrite a bu le jour ; il le rend la nuit. Le procédé ne contient aucune matière radioactive, à la différence des anciens traitements au tritium. Sur le bleu du cadran, ces repères clairs ressortent par contraste : la lisibilité d'abord, le décor ensuite. Pour qui ne quitte jamais le plein jour, le lumibrite reste une curiosité qu'on regarde s'allumer le soir ; pour le plongeur, c'est la différence entre lire son temps et le deviner.

Deux bracelets, du tombant au quai
La King Turtle arrive avec deux bracelets montés en 22 mm d'entrecorne : un acier pour la ville, un silicone noir aux couleurs PADI pour l'eau. L'échange est simple, et cette largeur courante ouvre le choix d'autres bracelets. La pièce qui parle vraiment à un plongeur, c'est le fermoir : une boucle déployante à fermoir de sécurité, doublée de poussoirs et d'une extension de plongée. Cette rallonge se déplie pour passer la montre par-dessus la manche d'une combinaison néoprène, dont l'épaisseur change la circonférence du poignet entre la surface et le fond ; une fois au sec, on la resserre. Portée manches retroussées au quotidien, elle ne se déploie jamais et reste un maillon discret.

Vos questions sur la Seiko King Turtle PADI
Peut-on plonger avec ?
Elle est faite pour. Avec 200 mètres d'étanchéité, une lunette tournante unidirectionnelle et un fond vissé, elle couvre la plongée loisir et la nage sans jamais approcher sa limite.
Quelle différence entre une Turtle et une King Turtle ?
Le boîtier coussin est le même. La King Turtle ajoute trois choses, un verre saphir, une lunette en céramique et une loupe cyclope sur la date, là où la Turtle d'entrée de gamme reçoit un verre Hardlex, un insert en aluminium et pas de loupe.
Que vient faire PADI sur le cadran ?
Le logo marque le partenariat entre Seiko et PADI, la plus grande organisation de plongée au monde. Une partie des bénéfices de la gamme Prospex Save the Ocean soutient la fondation PADI AWARE et le nettoyage des débris marins.
Faut-il la remonter à la main ?
Oui, si vous l'avez laissée s'arrêter. Automatique, elle se remonte au porter ; après un week-end au repos, une remise en route et un réglage de l'heure suffisent. Sa réserve est d'environ 41 heures.
Combien d'exemplaires existe-t-il ?
L'édition est limitée à 8 000 pièces numérotées.
Les deux bracelets sont-ils fournis ?
Les deux sont livrés avec la montre : l'acier et le silicone noir PADI, en 22 mm, interchangeables sans difficulté.
L'avis de Daniel Gerard
La King Turtle PADI condense ce qui fait une bonne Seiko de plongée : un boîtier coussin hérité des années 1970, une vraie panoplie d'étanchéité, et des matériaux, saphir et céramique, qui tiennent dans le temps. La livrée des soixante ans de PADI lui donne un sens, et la série de 8 000 pièces numérotées un peu de rareté. Elle s'adresse autant au plongeur qui cherche un second instrument fiable qu'à l'amateur de Seiko qui veut une Turtle aboutie ; le seul vrai arbitrage tient à son diamètre de 45 mm, généreux sur un poignet fin.
En tant que revendeur officiel Seiko, nous l'avons mise en ligne à 750 €, garantie 3 ans, avec paiement en 4× ou 10× sans frais. Pour un essai au poignet, une question d'étanchéité ou de bracelet, écrivez-nous. Vous trouverez la montre sur sa fiche, la Seiko Prospex King Turtle PADI, et le reste de nos modèles sur la page Seiko.